mardi 8 décembre 2009

mauvaise nouvelle

aujourd'hui, 08/12/2009, j'apprends - sur le site internet le journal de TALLARD - le décès de Copernic (Didier E....), fondateur de ce blog. Malgré sa lutte, le crabe du pancréas l'a emporté. Que vous tous qui l'avez connu aient une pensée pour lui.
J'étais sans nouvelles de lui et d'Anne, son épouse, depuis plusieurs mois. J'étais allé le voir chez lui à Marseille. Sa vie a été une grande épopée. Ses nombreux amis, dont un dentiste en particulier, le savent mieux que moi.
Adieu, "petit ami", de là-haut tu n'auras plus besoin de Google pour tout savoir et tout suivre. Il a écrit un autre blog mais je ne me sens pas autorisé à vous en communiquer le titre.
Son petit-fils, Ilan, reprendra peut-être le flambeau, c'était un de ses plus chers désirs.

vendredi 13 mars 2009

Kamarad' Bellocq!!

Jeudi 11 Janvier 1962

Quartier Général des Panculs

Le ciel est bas et une sorte de grésil glacial tombe sur la ville……

Boulus est invisible, et les Pions nous foutent une paix royale.

Dans les dortoirs des Premières et Terminales on s’affaire pour cette rude matinée qui ne se présente pas sous les meilleurs hospices.

Après avoir avalé plus que dégusté les petits dej, notre trentaine de ‘Panculs’ quittent en toute hâte le Bahut pour se diriger vers le 4 de la rue Bayard.

La Caserne REYNIER se profile fière et hautaine dans ce matin d’hiver qui subit les assauts de la bise venue du col Bayard.

Frileusement nos valeureux potaches s’infiltrent dans la grande cour de la Caserne.

Kamarad’ Bellocq nous y attend pour nous former à l’art de la marche au pas cadencé qui fait la fierté de nos concitoyens lors des défilés des 14 Juillet.

Mais ce jour là nos fiers Panculs ne sont pas disposés à recevoir les recommandations ni même les suggestions du Brigadier Bellocq.

Ils font de la résistance ……

Malgré les efforts manifestes du’ B.B’ ils n’en font qu’à leur tête……

Décidemment Kamarad’ Bellocq rend son tablier et ordonne avec rage : Copernic tu te démerdes pour les faire marcher au pas !!!!

Dur dur, d’autant que ce jour là un quarteron de Généraux se trouvent dans la cour pour une inspection…….

Et voilà que notre trouffion de Copernic prend le commandement de la Compagnie des Panculs…….

A mon commandement en rang sur trois files, et je ne veux voir qu’une tête hurle –t-il à la meute.

Par un coup de baguette magique, nos indisciplinés Panculs se révèlent dignes d’une compagnie d’élites sortis de Saint Cyr.

Les Généraux qui jusque là papotaient tranquillement dans la grande cour empierrée arrêtent leurs échanges sur la meilleure stratégie à mener pour gagner la bataille d’Alger pour assister admiratifs à ce fier défilé……

Oune, d’eh ; Oune, d’eh, répétait inlassablement Caporal Copernic…..

Demi-tour à droite, Droite,

L’opération fut menée à quatre reprises pour que la compagnie défile autour des Généraux qui n’en revenaient pas d’un tel esprit de discipline.

Ainsi se termina ce cours d’instruction militaire .

Kamarad’ Bellocq qui était effondré devant une telle audace insolente fut félicité pour ses qualités…..euh Pédagogiques ….

Arso !!!!!

lundi 2 mars 2009

Après la colle, le décollage...

Donc en ce temps-là, nous avons juste eu le temps matériel (le courrier d'alors n'allait pas aussi vite que le courriel et le téléphone, dans nos campagnes n'était pas monnaie courante), juste eu le temps, disais-je, d'avertir nos familles pour les informer qu'à la suite d'un excès de sévérité de nos supérieurs gardiens, ils nous offraient une fin de semaine gapençaise !
Ainsi à l'image de quelques habitués (ceux qui restaient régulièrement deux, voire trois semaines au bahut, ceux qui habitaient loin, dans le Champsaur, par exemple) c'était tout un dortoir au moins qui se retrouvait en ce samedi soir après les cours.
C'est curieux, un bahut presque vide. Les sons ne portent pas pareil ; l'ambiance est différente : on ne voit pas les objets sous le même angle. D'ailleurs les relations avec nos pions s'en trouvent également changées.
Cependant, après une nuit tranquille, une matinée en étude et le déjeuner de midi, dans sa grande mansuétude, le surgé d'alors nous autorisa à sortir en ville tout l'après-midi. Ô joie !
Nous en fûmes tout surpris, voire même reconnaissants...
Je me souviens que ce dimanche-là, il y avait fête votive (ou une animation de ce genre) dans un village voisin. Nous y fûmes invités, devinez par qui ? Notre pion de service ! Lequel chargea dans sa voiture toute une floppée de planculs.
On ne rentra que pour l'heure du repas. Après avoir ingurgité bon nombre d'apéritifs anisés (la boisson des hommes, à l'époque !)... C'est tout ce dont il me reste comme souvenir. Ah ! oui : il me semble que c'était Villard (La Fouine !) qui fut notre accompagnateur. Qu'est-il devenu ?
Ce fut la seule et unique colle de ma carrière ! Finalement, cela avait du bon de passer un dimanche avec les copains du bahut !

TR: Un très Illustre Pancul !!

Mais oui vous le reconnaissez…………. !!!!


Notre cher ‘Titi’.

Même si l’enveloppe s’est quelque peu enrobée, regardez bien : ‘ Ce petit air de malice’ qui brille au fonds de ses prunelles reste toujours aussi vivace.

Aujourd’hui Yves est le Magistrat de l’honorable commune de Valserres sur Avance en direction de Notre Dame du Laus.

mercredi 18 février 2009

De Von Boulus à Frédérik......

Arso,

Ainsi, messieurs aucun d’entre vous, avez osé écrire à notre chère Frédérique qui a bien voulu vous adressez un message sympa dans l’article adressé aux anciens ‘Panculs’.

Mais oui ‘Panculs’ et non ‘Panquts’

N’ayons pas peur des ‘maux’.

Toujours est il que les Surveillants généraux ‘ Sadate’ un peu on parle de conseillers pédagogiques je crois.

Là je crois que nous allons tous devoir repasser euh le Bac , au fait ça existe encore ?

Chut c’est pas sûr…….

mercredi 4 février 2009

Un petit acrostiche

Le lycée, qu’il est loin, nous en souvenons-nous,
Y a-t-il dans ce blog des lettrés parmi nous ?
Car écrire au sujet de L’établissement
Est une tâche ardue ; et oui, convenez-en !
Et je me dois ici de citer des figures :

Daube ou Grinz ou Postic sans oublier La Boule
Ou alors ce cher Crocs ou le Petit Ami,
Maffrey n’est pas laissé, et Courtaud se défoule,
Il en reste bien d’autres, qu’ils ne soient pas omis :
Ni trop chaud ni trop froid, cela devint donc Tiède,
Il y eut un Piouit, il y eut un Do Dièse.
Qui a connu Boutin, ou Debon ou La louise,
Unique philosophe que l’on mit dans la « mouise »,
Et qui ne put jamais, un jour, nous dominer.

Vous citerez Le Rif, Hostachy, ou Guitet ;
Il faut parler, bien sûr, de ce cher Givaudan
La Fouine ou bien Titi et aussi Pipistrelle
Las, je vais terminer, en effet il est temps,
A bientôt de vous lire, osez dans la dentelle,
Restez corrects, courtois, ajoutez d’autres noms
Selon vos commentaires, ce sera de bon ton.

samedi 24 janvier 2009

Emploi du temps d'un Pion d'Internat

Si on a surveillé un dortoir la nuit d'avant, la journée commence à 6h30 lors du réveil de la bête par l'agent chargé des rondes de sécurité. Jusqu'à 6h55 toilette (à l'eau froide aux lavabos des élèves) puis habillage. A 6h55 sonnerie électrique audible de tout l'établissement (et même des environs immédiats). De 6h55 à 7h20 les élèves font leur toilette, leur lit et s'habillent. A 7h20 en rang par deux devant la porte du dortoir et descente pour prendre le petit déjeûner au réfectoire : menu tranche de pain, margarine, confiture et café au lait. Pendant que des copains déjeûnent les autres surveillent les 3 réfectoires (316 élèves, capacité maximale des dortoirs. Le dortoir 1 peut accueillir 36 élèves en boxes de 4, le n°2 40 également en boxes de 4, les 6 autres dortoirs 40 élèves avec 22 lits d'un côté et 18 de l'autre plus la cabine du pion). Fin du petit-déjeûner à 7h40, surveillance de la cour et des études où les élèves préparent leur "biaces" jusqu'à 7h55 : sonnerie (toujours la-même). Les élèves se mettent en rang par 2 (oui, oui) en attendant l'arrivée de leur prof. 8h, sonnerie, début du premier cour. Fin du "travail" pour un pion d'internat. 11h30, déjeûner au réfectoire des pions, un plat de hors d'oeuvres pour 4, les élèves auront le même plat pour 9. Prix du repas pour un surveillant en 10/1967 : 1,20 franc. De 12h à 12h30 surveillance des réfectoires des internes (les demi panquts - ou demi pancus ? - prendront leur repas à 12h30 s'il n'y avait plus de place au 1er service de 12h). De 12h30 à 13h30 surveillance de la cour puis de 13h30à 13h55, étude surveillée. 13h55 sonnerie idem à 14h. Re-fin du travail. A 16h goûter, 1 barre de chocolat par interne avec autant de pain que l'on veut mais pas plus de 2 tranches à la fois. 16 à 17h surveillance de la cour de récréation. 17 à 19h, étude surveillée. 19h, repas jusqu'à 19h20, récréation dans la cour jusqu'à 19h40, puis étude jusqu'à 20h40. 20h40 sortie d'étude, en rang par deux, on intègre le dortoir. 21h extinction des feux. Passage du surveillant général entre 21h et 21h20 et fermeture à clé du dortoir. Dans chaque cabine de pion il y a une clé du dortoir derrière une vitre scellée. Pour un pion, un dortoir (de 20h40 à 08h05 le lendemain) est comptabilisé comme 3h45 de travail. Tout cela se passe de septembre 64 à octobre 67, mois au cours duquel ma paie a été de 698,07 francs. Je disposais pendant l'année scolaire d'une chambre individuelle (certains logeaient à trois dans une chambre plus grande) avec un lavabo (eau froide) un lit, une armoire, une table-bureau, une chaise. Chacune des chambres avait une fenêtre. Dernier détail, pour le cas où des plus jeunes que nous liraient cet article, il y avait des cours le samedi après-midi de 13h45 à 16h45). Pour les élèves internes la douche avait lieu le mercredi entre 16 et 17h dans une salle, à côté des cuisines, où il y avait 16 cabines. Ce "nettoyage" était surveillé par un pion mais n'avait rien d'obligatoire pour les internes. Rares étaient les fois où il y avait plus de 16 volontaires. C'était une autre époque, mais vous, les copains, vous vous en souvenez ?